Les boîtiers d’appareils photo numériques sont munis d’un capteur CCD qui remplace la pellicule et leur bon fonctionnement dépend du triangle d’exposition, soit la valeur ISO, l’ouverture du diaphragme et le temps de pose.

La sensibilité ISO: elle reflète la capacité du capteur et de l’électronique de l’appareil à traiter plus ou moins bien la lumière. Elle s’exprime par un nombre qui varie généralement entre 50 et 6400 et même plus pour les boîtiers haut de gamme. Plus le chiffre est élevé, plus le capteur est sensible.

L’ouverture du diaphragme: plus le diaphragme est ouvert, plus il y a de lumière dans l’objectif.

Le temps d’exposition ( temps de pose ): plus le capteur est exposé longtemps, plus il reçoit de lumière.

Le capteur CCD consiste en une plaque de silicone, sur laquelle se trouvent des millions de photosites, ces éléments sont sensibles à la lumière. L’association de 4 photosites (deux verts, un rouge et un bleu) donnera les informations qui permettront de créer un pixel de l’image. Quand un photosite reçoit de la lumière, il émet un signal électrique, d’autant plus fort que la quantité de lumière est importante.

Modifier la sensibilité, est l’une des méthodes qui consiste à jouer sur ce signal électrique. Par exemple, en passant de 100 à 6400 ISO, on amplifie le signal. Mais tous les boîtier ne réalisent pas cette opération avec le même résultat. S’il est trop amplifié, le signal se détériore et en résulte du bruit numérique, ce qui laisse apparaître un aspect granuleux de l’image et de petits points de couleur dans les zones sombres.

Jouer sur le temps de pose permet de contourner les problèmes de sensibilité du capteur CCD. Un capteur peu sensible aura besoin de beaucoup de lumière, c’est là qu’entre en jeu la stabilisation. Avec la stabilisation des boîtiers et des objectifs modernes, la probabilité d’avoir un flou de mouvement du photographe diminue considérablement. Il faut toutefois que la scène soit stable pour éviter le flou de bougé du sujet.
Ouvrir le diaphragme est une autre façon d’augmenter la lumière sur le capteur, mais cette manipulation change l’aspect de l’image en jouant sur la profondeur de champ.